Tenue de la 4ème Conférence africaine interparlementaire sur la famille, la souveraineté et les valeurs familiales au Ghana
Tenue de la 4ème Conférence africaine interparlementaire sur la famille, la souveraineté et les valeurs familiales au Ghana
Honorable Clotilde KAMPIMBARE, Deuxième Vice-Président du Sénat, participe à la 4ème Conférence africaine interparlementaire sur la famille, la souveraineté et les valeurs familiales qui se tient, du 03 au 06 juin 2026, à Accra, en République du Ghana.
Cette Conférence est axée sur le thème: ‘‘Consolider le consensus parlementaire: faire progresser la Charte africaine sur les valeurs familiales et la souveraineté.’’
Elle est organisée par le Parlement de la République du Ghana et réunit plus de 300 délégués provenant d’une trentaine de pays africains, notamment des parlementaires, des experts en politiques publiques, des universitaires, des responsables religieux et des représentants de la société civile.
Les travaux de cette Conférence ont été ouverts par le Président de l’Assemblée nationale de la République du Ghana. Dans son allocution, il a remercié les participants à ces assises et a insisté sur les aspects de la dignité, la souveraineté et l’indépendance qu’il a qualifiés comme des thèmes centraux interconnectés.
Après l’ouverture de la session, les travaux ont débuté par les interventions des représentants des délégations parlementaires de différents pays, à travers lesquelles, ils ont insisté sur l’influence des valeurs extérieures sur les valeurs africaines. Ils ont noté qu’il n’y aura pas de développement sans indépendance.
Pas mal d’orateurs ont tiré la sonnette d’alarme sur le fait qu’on perd nos valeurs africaines au fur et à mesure. Ils ont donné comme recommandation que les pays puissent sauvegarder les valeurs familiales africaines pour ne pas tomber dans le chaos. Certains groupes de défense des droits humains ont, toutefois, exprimé des inquiétudes, estimant que certaines orientations de la future Charte pourraient avoir des implications sur les droits liés au genre, à la diversité sexuelle et aux libertés individuelles.
Prenant la parole, le Deuxième Vice-Président du Sénat a indiqué que les pays africains peuvent contribuer à ‘‘consolider le consensus parlementaire’’ et à faire progresser la Charte africaine des valeurs familiales et de la souveraineté à plusieurs niveaux: institutionnel, diplomatique, législatif et socioculturel.
Elle a fait savoir que dans de telles circonstances, les pays doivent:
a) renforcer l’appropriation parlementaire nationale où les parlements peuvent organiser des débats parlementaires réguliers sur les valeurs familiales, la souveraineté culturelle et les politiques sociales, et ainsi harmoniser les lois nationales avec les principes défendus dans la Charte.
b) développer une diplomatie parlementaire africaine en utilisant les forums de l’Union africaine; les réseaux de l’Union interparlementaire; les communautés régionales auxquelles nous faisons parties pour défendre une approche africaine des politiques familiales et culturelles;
c) promouvoir une approche équilibrée et inclusive pour obtenir un large consensus africain. Nos pays doivent privilégier le dialogue plutôt que la confrontation; mettre en avant la protection de la famille, de la culture et de la souveraineté tout en respectant les engagements internationaux; rechercher des formulations consensuelles acceptables par nos états.
Dans ce cadre, Honorable Clotilde KAMPIMBARE a souligné que le consensus parlementaire ne devient crédible que lorsqu’il produit des résultats visibles à travers les politiques de soutien à la famille; la protection sociale; la lutte contre les violences familiales et, enfin, le soutien à la jeunesse et à la parentalité. ‘‘Cela permettra aux pays africains et plus particulièrement le Burundi que nous avons représenté de montrer que les valeurs familiales sont liées au développement national et à la cohésion sociale,’’ a-t-elle renchéri.
Enfin, elle a terminé son propos en disant que le principal défi pour le continent africain sera de trouver un équilibre entre la souveraineté culturelle africaine; les engagements internationaux; les différences de visions entre Etats africains; et les attentes des partenaires extérieurs. ‘‘Je vous invite de faire preuve de retenue pour mener à bon escient notre lutte pour les valeurs familiales, la souveraineté et sauvegarder notre identité africaine, ‘’ a-t-elle martelé.
Par rapport aux objectifs, les organisateurs ont présenté cette rencontre comme une plateforme destinée à renforcer la coopération entre les parlements africains; promouvoir les valeurs familiales et culturelles africaines; défendre la souveraineté des Etats africains face aux influences extérieures; élaborer et faire avancer un projet de la Charte africaine de la Famille, de la Souveraineté et des Valeurs; encourager des politiques publiques adaptées aux réalités sociales et culturelles du continent.
Lors des discussions, les principaux sujets à aborder comportent plusieurs enjeux stratégiques, à savoir : la protection et le renforcement de la famille africaine; la préservation des identités culturelles et des valeurs traditionnelles; le rôle des parlements dans la sauvegarde des valeurs sociétales ; le développement de la jeunesse et le leadership moral; les réponses législatives aux défis sociaux et idéologiques émergents; la souveraineté alimentaire et le renforcement des systèmes agricoles locaux; l’impact de l’intelligence artificielle et des technologies numériques sur la famille, l’éducation, la protection des enfants et la cohésion sociale.